Une éthique pour l’Europe

Conférence Morality and Politics, Vienne, le 7 décembre 2002

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Professeurs,
Mesdames, Messieurs,

C’est peut-être plus au philosophe et au moraliste qu’à l’homme politique qu’il incombe d’analyser la relation entre la politique et l’éthique, entre l’exercice de la puissance publique – notamment mais pas uniquement – et les considérations d’ordre moral.

Je tiens cependant à exprimer ma pensée à ce sujet.

J’ai souvent constaté, au cours de ces années, que la politique, sa pratique concrète, était souvent hérissée d’imprévus et de risques, pavée de bonnes intentions perdues ou de sages décisions qui ont abouti à des mesures pratiques négatives, malheureuses, si ce n’est iniques, et j’en ai conclu qu’il faudrait reprendre le dialogue entre éthique et politique. La suprématie de la raison instrumentale et le désintérêt vis-à-vis du politique ont déjà causé trop de dégâts pour que l’on puisse se désintéresser de ce dialogue nécessaire.

C’est la raison pour laquelle, à mon avis, il ne faut jamais, sous aucun prétexte, faire de distinction entre l’exercice des fonctions politiques et les considérations d’ordre moral.

Il faut faire fusionner politique et éthique de la façon la plus noble possible.

Bien que distincts, ces deux éléments se soutiennent mutuellement.

L’Europe a le souvenir – un souvenir tragique – d’un rapport faussé entre morale et politique. Nous ne pouvons plus accepter que la politique soit chargée d’enseigner et d’imposer aux hommes la vertu. De graves crimes ont été commis au cours du siècle passé au nom des valeurs et des vertus. Mais nous ne pouvons pas non plus accepter la dévaluation de la politique qui résulterait des modèles du scepticisme, du pragmatisme ou du nihilisme, et qui finirait par consacrer l’indifférence au destin de l’homme et de sa communauté civile.

Accepter à nouveau de confronter morale et politique revient à faire acte de confiance en l’homme et au rôle positif que l’homme peut jouer dans l’histoire; cela revient aussi à affirmer que l’action et la pensée politique ne sont pas “indifférentes” au destin de l’homme.

Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur certains aspects de notre action qui montrent mieux que d’autres, me semble-t-il, la dimension politique et morale de l’Union, et qu’il convient de reconnaître et de renforcer.

Je me réfère aux rapports entre science et société, au dialogue interculturel, aux rapports avec le Sud et avec le marché, à notre rôle international et à la dimension spirituelle et religieuse de l’Europe.

Ce sont des problèmes qui nous obligent à mener une nouvelle réflexion, à proposer de nouvelles solutions et de nouvelles règles, si nous voulons vraiment répondre aux attentes et aux espérances placées dans le projet européen, et si nous voulons donner une pensée et une âme à l’Europe.

Dans le contexte européen, l’autonomie de la politique, la « raison d’Etat», qui – dans ses conséquences extrêmes – amène à considérer la politique comme une fin en soi, n’a pas de raison d’être.

La fonction idéale de l’Europe et l’insistance sur les principes et les valeurs comme objet d’action politique – il suffit de penser à la doctrine et à la politique européenne des droits de l’homme – sont peut-être le meilleur exemple de l’équilibre que nous, européens, cherchons à atteindre.

La politique, ne peut en effet faire abstraction de l’éthique, mais elle doit établir un rapport spécifique avec elle.

Comme le disait André Malraux : « on ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans».

Science et société

Les rapports entre science et société sont un exemple de notre conception des rapports entre politique et morale. La dimension morale des choix politiques dans le secteur de la recherche scientifique et de ses applications est devenue un point très délicat au cours des dix dernières années, du fait du développement des nouvelles technologies.

Nous voulons intégrer la dimension éthique dans notre travail et notre réflexion. Même si – ou, peut-être, précisément parce que – l’Union européenne n’a pas compétence pour régler directement les questions d’éthique, elle peut remplir un rôle important de guide pour expliquer le débat et favoriser le dialogue: l’Europe est « l’expression de traditions et de cultures différentes» et la « gestion » de ces diversités fait partie son patrimoine génétique. Il est donc fondamental de valoriser le dialogue entre la communauté scientifique, les écoles philosophiques, les groupes culturels, les religions, pour que l’échange d’opinions et d’idées sur une série de questions fondamentales telles que l’impact éthique des nouvelles technologies sur les futures générations et sur la dignité humaine apparaisse possible.

Le problème du rapport entre notre action politique et certains principes et valeurs sur le plan culturel et religieux ne se pose d’ailleurs pas seulement dans le domaine scientifique.

Dialogue interculturel

Le dialogue entre religions et culture, en effet, n’est plus seulement une question de politique extérieure mais une nécessité fondamentale, intérieure, de nos sociétés.

Comme j’ai eu récemment l’occasion de l’affirmer, à propos des rapports entre l’Europe et la Méditerranée, aujourd’hui cette frontière entre méditerranéens du Sud et du Nord n’est plus la mer.

C’est dans nos sociétés, dans nos pays, que les communautés venues du Sud dans des temps reculés ou récents développent de nouvelles formes de cohabitation.

Ces dynamiques n’ont rien à voir avec les aspects de sécurité et de répression des comportements illicites, mais promettent de s’épanouir dans de nouvelles expressions sociales.

C’est là que doit donc se concentrer notre attention.

À cet effet, j’ai constitué un groupe de sages qui commencera ses travaux en janvier, et qui est chargé de réfléchir au dialogue interculturel en Europe et dans la Méditerranée et d’avancer des propositions concrètes pour le faire progresser. La «question méditerranéenne» constitue, à mon avis, un laboratoire pour élaborer des solutions applicables à plus grande échelle.

Le but de la politique européenne consiste en effet à instaurer et à promouvoir la paix, la tolérance et la coexistence.

Le projet politique de l’Europe unie a solidement contribué à mettre un terme aux conflits et aux luttes inhumaines pour l’illusoire conquête d’espaces, de régions, de zones frontières entre pays voisins, qui ont entraîné des pertes irréparables en vies humaines et la persistance de sentiments hostiles.

Aujourd’hui, les principes éthiques dont se sont inspirés les pays de l’Union, consacrés dans le préambule des traités constitutifs, ont conquis les esprits et les cœurs des pays européens qui ne sont pas encore membres de l’Union les ont incités à franchir le pas et à demander leur adhésion, tout en acceptant de d’adapter progressivement mais avec détermination aux règles inscrites dans notre communion d’intentions et d’objectifs.

“La paix” est un mot banal, mais uniquement pour ceux qui n’en ont pas ressenti l’absence. Elle représente au contraire l’expression la plus haute de la cohabitation humaine.

L’Europe unie la vit et se propose d’agir pour que cette conquête dure. La paix, ce n’est pas seulement l’absence de guerre. C’est également l’expression d’une solide éducation à la concorde, à l’entente, à la coopération, à la solidarité..

Le rapport avec le Sud

Le monde – y compris l’Europe – a besoin d’entente, de concorde (ne nous lassons pas de le proclamer).

Entente avec tous – avec les plus forts, sans jalousie, sans ressentiments ni hostilité.

Mais entente également avec les plus faibles, notamment les plus pauvres.

Il est facile d’affirmer que la paix est une conquête bien fragile et éphémère tant que le monde connaît des régions et des continents entiers dans un état de misère – précisément – et par conséquent d’assujettissement, si ce n’est d’esclavage.

C’est facile à dire.

Mais c’est beaucoup plus difficile de se rendre compte que cette situation nous offense à tous égards.

Nous avons tenté de remédier à cette situation explosive par des élans parfois remarquables et de bonnes intentions. Nous sommes parvenus à remédier provisoirement à certains fléaux.

Nous devons cependant repenser notre rôle, notre devoir de personnes et de peuples nantis envers ceux qui souffrent et meurent parfois par notre faute.

Il est insensé d’imaginer que nous pourrons nous isoler et survivre dans notre monde en maintenant le rapport actuel avec des mondes déshumanisés par la misère.

Tel est le message fort – de rage et d’impuissance – que j’ai perçu à lors du sommet de Johannesburg.

Peandant ce sommet, j’ai compris que nous, les riches du monde, nous commencerons à remplir notre tâche lorsque nous remplacerons une politique dite d’aide au développement par tout ce qui découle de l’éthique d’un rapport d’égalité entre des peuples et des individus.

Changement d’autant plus difficile lorsque des périodes de déclin ou de crise frappent nos populations, notamment certaines catégories de travailleurs.

Nous devons trouver une réponse à la question fondamentale, dans les rapports Nord – Sud et dans les sociétés européennes, à savoir la profonde insatisfaction actuelle engendrée par les niveaux actuels de justice sociale et de participation sociale.

Au moment de la chute du mur de Berlin, la défense et la promotion des droits de l’homme – c’est-à-dire la lutte contre le totalitarisme sous toutes ses formes – et l’adhésion au marché étaient devenues la force de cohésion entre les différents courants de pensée.

Les questions que nous sommes appelés aujourd’hui à résoudre exigent cependant des solutions nouvelles.

Les rapports avec le marché

En particulier, il importe de mener une nouvelle réflexion portant également sur nos rapports avec le marché.

L’époque des dogmes est désormais révolue.

Les années quatre-vingt-dix appartiennent au passé et les certitudes qui les caractérisaient ont disparu avec elles.

La prétendue supériorité des affaires et du marché sur la politique n’est plus d’actualité.

On a dorénavant compris que nous ne vivons pas “dans le meilleur des mondes possibles” et on ne se fait plus d’illusions sur l’existence d’une “croissance illimitée”.

Du reste, les affaires Enron et WorldCom montrent qu’une nouvelle conception de l’économie et de ses rapports avec la société est nécessaire. D’autre part, ce n’est pas le marché en tant que tel, mais une conception fondamentaliste du marché, qui a fait disparaître le lien entre la richesse réelle et les ressources financières, qui n’a retenu que les aspects financiers du marché en occultant complètement ses fonctions sociales.

On demande toujours plus d'”honnêteté” dans le comportement des autorités publiques et des entreprises.

Le contexte européen est adapté et mûr pour ce débat sur le marché, sur l’État providence, sur les tendances démographiques, sur la question de l’immigration et du développement durable.

Aux origines mêmes de l’Europe, du reste, le marché n’était pas jugé parfait, mais était considéré comme un lieu où la liberté, les interactions sociales, la connaissance et le respect des autres pouvaient être favorisés.

L’idée de lier étroitement capitalisme et maximisation des profits est désormais inacceptable.

Il est toujours plus évident qu’aujourd’hui – si les choses ont jamais été différentes par le passé – le capitalisme a un besoin important de collaboration et de confiance réciproque.

Cela signifie qu’il a besoin de codes moraux qui garantissent coordination et coopération dans les rapports de travail, dans les relations économiques, dans les transactions commerciales.

Les institutions, y compris les institutions européennes, doivent se placer dans cette optique.

Certains modèles d’éthique et de comportement ne peuvent être rétablis par des invocations morales générales, mais nécessitent un nouveau type de régles. Il n’est pas absolument vrai – ce que montrent les crises récentes – qu’un marché complètement déréglementé, dépourvu de modèles, “amoral”, soit le marché le plus efficace. La confiance du marché, qui constitue également une confiance sociale, dépend aussi de l’existence de règles de principe partagées par le corps social.

Le débat sur la globalisation exige une attention particulière de la part de l’Europe, car il constitue l’expression d’un malaise diffus, d’une demande pressante de réponses nouvelles aux nouveaux défis et aux nouveaux problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Nous devons aller au-delà des étiquettes et des symboles.

La protestation pacifique constitue l’expression d’intérêts et d’exigences bien plus répandues et diverses que ce que l’on veut nous faire croire. Nous pouvons, certes, ne pas être d’accord avec certaines analyses et certaines solutions proposées et, dans certains cas, nous ne devons pas l’être.

Il serait cependant impardonnable de ne pas tenir compte d’une exigence aussi forte, si nous n’assumions pas notre devoir politique qui consiste à écouter la voix – parfois désespérée – de notre société et à jouer un rôle de médiateur entre les différentes positions qui se font jour.

Le rôle de l’Europe dans le monde

Une approche européenne des relations internationales apparaît également: nous avons choisi la voie du multilatéralisme et non celle de l’unilatéralisme, nous voulons utiliser la force de persuasion et des idées et non celle de la coercition. Nous sommes bien loin de cette “raison d’État”, cette realpolitik, qui sont justement nées sur notre continent.

Notre conception de la puissance est celle d’une “force du droit” par opposition au pouvoir discrétionnaire absolu, à l’absence de cadre général de référence. Notre insistance à propos du protocole de Kyoto, de la Cour pénale internationale, de la place centrale des Nations unies, de la nécessité de renforcer et de démocratiser la gouvernance mondiale, constituent l’expression concrète de cette approche. L’initiative “everything but arms” représente un premier pas important; de nombreuses autres actions devront suivre.

L’Europe ne sera vraiment en mesure de jouer un rôle dans le monde que si elle parvient à présenter un projet politique fort de structure internationale plus efficace et plus démocratique.

La dimension religieuse et spirituelle

Toute réflexion sur l’avenir de l’Europe se doit d’aborder la question des dimensions spirituelle, religieuse et éthique.

Je suis en effet convaincu, je le répète, que l’Europe a besoin d’une pensée et d’une âme.

Je profite de cette occasion, entre autres, pour vous annoncer qu’en vue de réfléchir sur ce thème, j’ai décidé, avec l’aide de M. le professeur Michalski, de réunir des intellectuels et des hommes politiques européens dans un groupe ad hoc.

L’édification de la nouvelle Europe sur les valeurs fondamentales qui l’ont façonnée au cours de son histoire et qui trouvent leurs racines également dans la tradition chrétienne bénéficiera à tous quelles que soient leurs traditions philosophiques ou spirituelles.

Au moment de poser les bases d’une nouvelle et grande Europe, il ne serait pas juste, au regard de la réalité historique, de marginaliser les religions et les mouvements sur lesquels la culture et l’humanisme dont l’Europe est légitimement fière ont été et sont encore fondés.

Cela ne signifie nullement que l’exigence de laïcité des États et, par conséquent, de l’Europe, soit méconnue ou simplement reléguée au second plan. Cela signifie que l’on tient compte des racines de l’Europe, que constituent l’humanisme, le Siècle des Lumières, le patrimoine gréco-romain, mais aussi sa dimension religieuse et spirituelle.

Reconnaître cet héritage ne revient pas à transmettre un message de rejet et d’exclusion. En effet, c’est sa capacité de brassage et d’assimilation d’influences et de cultures très différentes qui constitue la véritable force de l’Europe. Comment mettre entre parenthèses le christianisme, le judaïsme ou l’islam dans une Europe que nous voulons pluraliste, ouverte et tolérante?

La séparation des affaires publiques et de la religion ne peut pas revenir à nier ou à ignorer le fait religieux et tous ceux qui s’y reconnaissent.

Je pense également qu’un dialogue sain et ouvert entre les institutions communautaires et les confessions religieuses est actuellement nécessaire et possible. C’est pour cela que notre Livre blanc sur la gouvernance européenne fait référence à la participation et à la consultation des communautés religieuses. La semaine prochaine, nous suivrons cette orientation avec un document de travail relatif à un nouveau système de consultation.

Aujourd’hui, j’ai voulu partager avec vous quelques réflexions sur des thèmes très importants qui peuvent difficilement être traités en aussi peu de temps.

J’ai cependant souhaité vous faire connaître mon profond attachement pour ce débat dont dépend véritablement notre capacité à élaborer un nouveau projet politique pour l’Europe et la capacité de celle-ci à contribuer à une gouvernance mondiale plus juste.

Merci.


Tr@nsit online, Nr. 25/2003
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    Irina Papkova is a Research Fellow of Georgetown University’s Berkley Center for Religion, Peace, and World Affairs. She spent five years teaching at the Department of International Relations and European Studies at Central European University, Budapest.   Print

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    President, Center of Effective Policies; Member, Public Chamber of the Russian Federation; Editor-in-Chief, The Russian Journal (Moscow)
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  • Tanja Petrovic

    Tanja Petrovic works at the Scientific Research Center of the Slovenian Academy of Sciences and Arts, Ljubljana.   Print

  • David Petruccelli

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    Alexander von Plato ist ein deutscher Philosoph und Historiker. Er gründete das Instituts für Geschichte und Biographie an der Fernuniversität Hagen, das er bis 2007 leitete. Von 1996 bis 2000 war er Sekretär der International Oral History Association, von 2006 bis 2008 deren Vizepräsident. Er ist Mitherausgeber und Redakteur von BIOS – Zeitschrift für Biographieforschung, Oral …
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  • Andrei Plesu

    Andrei Plesu ist Rektor des New Europe College, Bukarest. 1989- 1991 war er rumänischer Kulturminister und 1997- 1999 rumänischer Außenminister.   Print

  • Martin Pollack

    Martin Pollack, geb. 1944 in OÖ, studierte Slawistik und osteuropäische Geschichte. Er war von 1987 bis 1998 Redakteur des “Spiegel” in Warschau und Wien und lebt heute als Schriftsteller und literarischer Übersetzer in Wien und Bocksdorf im Südburgenland. 2011 erhielt er den Leipziger Buchpreis zur Europäischen Verständigung und 2012 den Stanislaw-Vincenz-Preis. Zuletzt erschien von ihm …
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    Romano Prodi war von September 1999 bis November 2004 Präsident der Europäischen Kommission.   Print

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    Edelbert Richter ist deutscher Theologe, Politiker und war Mitglied des Deutschen Bundestages.   Print

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    Paul Ricoeur ist Philosoph und war Professor Emeritus an der University of Chicago und an der Sorbonne. Er war Mitglied der Académie Francaise und Mitglied des Wissenschaftlichen Beirats des IWM. Er starb 2005.   Print

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    Michel Rocard, former First Secretary of the French Socialist Party and a member of the European Parliament for 15 years, was Prime Minister of France from 1988 to 1991.   Print

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    Akos Rona-Tas is professor at the Sociology Department of the University of California, San Diego and a research associate at Met@risk, INRA, Paris. He is the author of the books Plastic Money: Constructing Markets for Credit Cards in Eight Postcommunist Countries (with Alya Guseva, 2014) and Surprise of the Small Transformation: Demise of Communism and …
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  • Lew Rubinstein

    Lew Rubinstein lebt als Poet und Essayist in Moskau. Nach dem Studium der Philologie war er als Bibliothekar tätig. Seit Ende der 1960er-Jahre verfasst er poetische Arbeiten, seit 1974 serielle Textzyklen als so genannte Kartotheken. Zusammen mit Andrej Monastyrskij, Dimitrij A. Prigov und Vladimir Sorokin gilt er als wichtigster Vertreter des Moskauer Konzeptualismus. Print

  • Jacques Rupnik

    Geschichte und Politikwissenschaft, Paris
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  • Claudia Šabi?

    Claudia Šabi? ist Politikwissenschaftlerin und Ethnologin. Seit 1998 ist sie Wissenschaftliche Mitarbeiterin an der Goethe-Universität, Frankfurt am Main. Print

  • Ranabir Samaddar

    Ranabir Samaddar is the Director of the Calcutta Research Group. His research focuses on migration and refugee studies, the theory and practices of dialogue, nationalism and post-colonial statehood in South Asia, and new regimes of technological restructuring and labour control. Among his many publications are Marginal Nation: Trans-border Migration from Bangladesh to India (1999), Politics of Dialogue: Living under …
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  • Paul Sanders

    Paul Sanders is a historian and management scholar. He is a full-time professor at Reims Management School in Reims, France. He has published across the disciplines of history, international relations and leadership.   Print

  • Karl Schlögel

    Karl Schlögel war Professor für Osteuropäische Geschichte zuerst an der Universität Konstanz, dann an der Europa-Universität Viadrina in Frankfurt/Oder. Nach seiner Emeritierung arbeitet er an einer Archäologie des Kommunismus und einer Geschichte des Wolgaraumes. Zurzeit ist er City of Vienna/IFK Fellow am IFK in Wien.     Print

  • Thomas Schmid

    Thomas Schmid is the publisher of the WELT Group, Berlin. He worked for various newspapers, among them as editor of the Frankfurter Allgemeine Zeitung and the Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. From 2006 to 2010 he was Editor-in-Chief of Die Welt.   Print

  • Margit Schratzenstaller

    Margit Schratzenstaller is senior researcher at the Austrian Institute of Economic Research (WIFO) and is currently coordinating (together with Karl Aiginger and Stefan Ederer) ‘WWW for Europe’, a 4-year research project within the 7th Framework Program funded by the European Commission.   Print

  • Dieter Segert

    Dieter Segert ist Professor für Transformationsprozesse in Mittel-, Südost- und Osteuropa am Institut für Politikwissenschaft der Universität Wien. Seit September 2007 ist er Mitglied des Vorstandes des IDM Wien, seit Juni 2008 Mitglied der Leibniz-Sozietät der Wissenschaften zu Berlin.   Print

  • Victoriya Sereda

    Sociologie, Ivan-Franko-Universität, Lviv
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  • Michel Serres

    Michel Serres ist Philosoph und Mitglied der Académie Française.   Print

  • Marci Shore

    Associate Professor of History, Yale University
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  • Sławomir Sierakowski

    Director, Institute for Advanced Study, Warsaw; Founder, "Krytyka Polityczna" movement
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  • Sara Silverstein

    Ph.D. Candidate in Modern European and International History, Yale University
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  • Aleksander Smolar

    Political Science, Paris
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  • Timothy Snyder

    IWM Permanent Fellow
    Bird White Housum Professor of History, Yale University
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  • George Soros

    George Soros is a pioneer of the hedge-fund industry, investor and philanthropist, he is the author of many books, including Financial Turmoil in Europe and the United States: Essays (2012), The Soros Lectures: At the Central European University (2010), The Crash of 2008 and What it Means: The New Paradigm for Finance Markets (2009).   …
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  • Robert Spaemann

    Robert Spaemann ist Professor em. für Philosophie an der Universität München.   Print

  • Pawel Spiewak

    Associate Professor of Sociology, Department of Sociology and Philosophy, Warsaw University
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  • Wilfried Stadler

    Wilfried Stadler ist Unternehmensberater, Wirtschaftspublizist und Honorarprofessor an der Wirtschaftsuniversität Wien. Bis 2009 war er Vorstandsvorsitzender einer österreichischen Spezialbank für Unternehmensfinanzierung.   Print

  • Rudolf Stamm

    Rudolf Stamm war von 1975 bis 1988 Korrespondent der Neuen Zürcher Zeitung für Osteuropa und Österreich, anschließend bis 1999 für Italien, dann bis zu seiner Pensionierung 2002 für die USA mit Sitz in Washington D.C. Er starb 2010 in der Schweiz. 1985 erscheinen seine NZZ-Reportagen aus Osteuropa in dem Band Alltag und Tradition in Osteuropa. …
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  • Paul Starr

    Paul Starr ist Professor für Soziologie an der Princeton University und Mitherausgeber von The American Prospect. Er ist Pulitzer-Preisträger.   Print

  • Martina Steer

    ÖAW APART Fellow (History)
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  • Kristina Stoeckl

    Research Director
    APART Fellow, Austrian Academy of Sciences; Department of Political Sciences, University of Vienna
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  • Roman Szporluk

    Roman Szporluk is Professor em. of Ukrainian History at Harvard and Professor em. of History at the University of Michigan. He is a foreign member of the National Academy of Sciences in Kiev, Ukraine. His research focuses on modern Ukrainian, Russian, and Polish history, and on Marxism and nationalism in Eastern Europe.   Print

  • Charles Taylor

    IWM Permanent Fellow
    Professor em. of Philosophy, McGill University, Montréal
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  • Maria Teteriuk

    PhD candidate in Mass Communications and senior lecturer in Media Studies, National University of 'Kyiv-Mohyla Academy', Ukraine
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  • Philipp Ther

    Junior Professor of Polish and Ukrainian Studies, Europa-Universität Frankfurt / Oder
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  • Maria Todorova

    Professor of History, University of Illinois at Urbana Champaign
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  • Balázs Trencsényi

    Balázs Trencsényi, Ph.D., is Associate Professor at the Department of History, CEU. His research focuses on the comparative history of political thought in East Central Europe and the history of historiography. He is co-director of Pasts, Inc., Center for Historical Studies at CEU and Associate Editor of the periodical East Central Europe (Brill). He was …
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  • Stefan Troebst

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  • Marius Turda

    Lecturer in the Education Abroad Program, Eötvös Lorand University, Faculty of Humanities, Budapest
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  • Andreas Umland

    Andreas Umland ist Wissenschaftlicher Mitarbeiter am Institut für Euro-Atlantische Kooperation Kiew sowie Herausgeber der Buchreihe Soviet and Post-Soviet Politics and Society, ibidem-Verlag Stuttgart. Print

  • Victoria Vasilenko

    Assistant Professor of Contemporary History and International Relations, Belgorod National Research University
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  • David G. Victor

    David G. Victor is a Professor at the School of International Relations and Pacific Studies at the University of California, San Diego, where he directs the Laboratory on International Law and Regulation.   Print

  • Harald Welzer

    Harald Welzer ist Forschungsprofessor für Sozialpsychologie an der Universität Witten/Herdecke und Direktor des Center for Interdisciplinary Memory Research am Kulturwissenschaftlichen Instituts Essen.   Print

  • Karolina Wigura

    Adjunct of the History of Ideas, University of Warsaw; Co-Editor of Kultura Liberalna
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  • Volodymyr Yermolenko

    Volodymyr Yermolenko is a Ukrainian philosopher and essayist. He has a degree in Political Science from the EHESS, Paris, and teaches at Kyiv Mohyla Academy in Kyiv. He is the author of the book Narrator and Philosopher: Walter Benjamin and his time (2011, in Ukrainian). Print

  • Oksana Zabuzhko

    Free-lance writer, Kiev
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  • Tatiana Zhurzhenko

    Research Director, Russia in Global Dialogue / Ukraine in European Dialogue
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